Young woman doctor sitting with your phone. Woman doctors.

L’horreur s’est abattue sur une unité de soins psychiatriques, à l’hôpital en santé mentale Albert-Prévost

Dans les heures qui ont suivi, un patient a fugué, un a signé un refus de traitement. Une autre a demandé à être euthanasiée car, dans sa dépression psychotique, la dame âgée est convaincue que tout est de sa faute. D’autres patients s’enfoncent dans leur psychose exacerbée par les cris, le sang, la terreur. Trois membres du personnel soignant régulier sont encore à leur poste. Les autres sont tous en arrêt de travail.

Cet évènement d’une violence inouïe s’ajoute à une longue liste d’agressions en tout genre, toujours traumatiques, en milieu hospitalier. Des infirmières, des infirmiers, des préposés aux bénéficiaires, des médecins urgentologues, des médecins généralistes et spécialistes, des travailleurs sociaux, des ergothérapeutes, des psychologues, des agents de sécurité en sont victimes à chaque année. Ils sont au front, dans un système rafistolé et coupé, au gré des réformes de ministres de passage. Un système qu’il faut faire fonctionner malgré tout. Malgré les espaces vétustes, non conformes aux règles de sécurité de base, sans personnel suffisant et formé pour faire face au pire.

L’hôpital doit tout absorber, tout prendre, tout guérir, tout réguler. Ce n’est pas un lieu public ordinaire. C’est le lieu de toutes les souffrances où les demandes sont illimitées.

Lire la suite: – Crédit La presse

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